Pierre Paul Menegoz - Vol en parapente - Apprendre à voler - Coupe Icare - Manuel du vol libre - Le Parapente découvrir et progresser.
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Le parachute de secours en biplace - Système André Rose

Il existe des parachutes de secours spécifiques destinés à la pratique biplace. Le choix du modèle tient compte de la charge maximale envisagée sous le biplace. La responsabilité du pilote est énorme au regard de la prise en charge d’un tiers.

Ancrages des élévateurs du parachute au centre des écarteurs (rigides/souples)

En biplace, les élévateurs du parachute de secours doivent impérativement être ancrés au même endroit que les élévateurs du parapente, sur des maillons inox dédiés et largement dimensionnés. ATTENTION Afin de prendre contact avec le sol en même temps, ne jamais accrocher le parachute aux épaules du pilote (le passager toucherait le sol en premier et le pilote s’effondrerait sur lui) mais au sommet des « écarteurs ».

Caractéristiques de l’utilisation du secours en biplace

Comme pour la pratique solo, la préparation du pilote à utiliser son secours est essentielle. Il pratique des Prévol, des « révisions mentales » et des « poignées contact », il tient à jour l’aération et le repliage périodique de son secours, etc...

Incidents de vol en biplace et force centrifuge :

Par expérience, le pilote d’un biplace observe des différences notables de comportement de son aile en fonction de sa charge. La vitesse en est la cause et l’effort aux commandes varie ainsi d’une souplesse relative à une lourdeur exigeante. Il en est de même des effets de la charge sur les incidents de vol. Ainsi, fortement chargée une aile vole vite et, bien que fermant plus difficilement, si elle sort du domaine de vol, la puissance du profil peut très vite rendre le pilotage si lourd que la force physique du pilote n’y suffit plus. De plus, en cas d’autorotation, la force centrifuge est renforcée par le bras de levier d’un cône de suspentage plus long qu’une aile solo... En conclusion, avec de faibles charges alaires le pilote peut prétendre « faire secours » puis affaler son biplace, il en aura la force physique. Lourdement chargé, les commandes déjà fermes, le pilote doit se préparer à agir dès qu’il considère ses actions de pilotage insuffisantes pour retrouver le vol normal. L’extraction doit se faire le plus tôt possible avant que la force centrifuge ne soit trop contraignante. L’affalement de l’aile biplace après ouverture peut être très difficile. C’est pourquoi André Rose à imaginé un système d’auto-affalement. Le procédé dans sa version générique est aujourd’hui obsolète. Les constructeurs ont maintenant à charge de le faire évoluer pour chacun de leur modèle de biplace...

ATTENTION Système dit « André Rose » :

L’évolution des ailes biplace, et le déplacement de l’ancrage du dispositif « André Rose » de la ligne des B (trop lourd à tracter) vers la ligne des C a eu pour conséquence de rendre l’affalement des ailes incomplet ; un effet miroir persiste avec la majorité des biplaces actuels. La Fédération Française de Vol Libre a retiré cet équipement des obligations de moyen pouvant mettre en cause l’assurance d’un pilote. Toutefois certaines marques, conscientes de l’intérêt du procédé, ont développé pour leur propre biplace une adaptation spécifique et fonctionnelle du système.

Le système André Rose - Description

Le système André Rose est un système d’affalement automatique du parapente biplace en cas d’ouverture du parachute de secours. Bien qu’imparfait, son principe de fonctionnement doit être connu des pilotes biplace. Il est loisible de s’en équiper si l’on considère qu’une traction même incomplète de la ligne des « C » est une aide pour réussir à l’achever. De plus, le haut des élévateurs devenant plus « lointain » (voir inaccessible) avec l’ouverture du secours, l’abaissement même partiel des « C » peut les rendre plus accessibles au pilote.

Les schémas suivants montrent le montage et le mode de fonctionnement de ce dispositif. Il s’agit d’une petite sangle greffée sur chacun des deux élévateurs du secours qui chemine dans le mousqueton qui porte les élévateurs pour remonter et s’accrocher en haut des élévateurs de la ligne des « C ». Lorsque le parachute s’ouvre et met en tension la chaîne de déploiement, les élévateurs du parachute de secours qui montent vers le ciel tirent à leur suite cette sangle. Étant passée sous le mousqueton d’accroche des élévateurs la sangle abaisse le haut des élévateurs « C » jusqu’aux abords de leur base.

Un système d’auto-affalement qui, bien qu’imparfait à ce jour, peut être amélioré par les constructeurs. Certains pilotes en sont encore équipés. Ils se préparent mentalement à achever manuellement le travail débuté par le système Rose en cas d’ouverture de secours.

La petite sangle du Système A.Rose est souvent laissée libre de cheminer jusqu’au sommet des élévateurs « C ». C’est la raison du risque de faucher cette sanglette avec l’écarteur au moment de l’accrochage du passager.

IMPORTANT Une Prévol supplémentaire avec le système Rose est absolument nécessaire. La drisse montant se greffer sur la ligne des élévateurs « C » est parfois fauchée par l’extrémité de l’écarteur au moment de l’accrochage du passager par le pilote (cf.schéma). Cette déviation supplémentaire de la drisse d’affalement tire le « C » vers le bas au moment du gonflage. Le déséquilibre produit sur l’aile ne devrait pas normalement autoriser le succès du gonflage. Mais du fait de l’efficacité amoindrie du système Rose observé ces dernières années, des décollages ont déjà eu lieu avec des conséquences variées dont celle de l’impossibilité pour le pilote de garder son cap...

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